Le plaisir au travail est la clé de la performance de l’entreprise et de la santé des salariés.
Les objectifs fixés par notre manager peuvent apparaître trop élevés, inatteignables.
Dès lors, la pression d’enjeu est telle que nous sommes stressés et démotivés, incapable d’atteindre les objectifs demandés. Il est possible de relativiser cette situation de façon simple.
Pour ne pas trop subir la pression, des objectifs intermédiaires doivent être définis.
Si l’on demande à un perchiste de sauter 6 mètres avant la fin de l’année, alors que son meilleur saut en Janvier se situe dans les 5m, le découragement et l’angoisse vont rapidement prendre la place sur l’efficacité. L’athlète se dit incapable de relever le défi. Comment gagner 1m d’ici la fin de l’année ? La tâche peut sembler colossale et surtout génératrice de stress rendant le sportif moins performant. Au contraire, si on fixe un objectif de saut 5,30m d’ici trois mois, 5,60m dans six mois jusqu’à atteindre au final les 6m ; le sportif de haut niveau se projettera plus facilement et accaparera l’objectif devenu atteignable. Au bout d’un trimestre, quelle joie de voir l’objectif atteint. On peut dès lors fixer le nouvel objectif intermédiaire pour les trois mois à venir. Et ainsi de suite…
Tout le monde a gagné. L’objectif est atteint. Le coach et le sportif sont arrivés aux 6m. Si nous n’étions pas passés par ces étapes intermédiaires, peut-être que notre champion, démotivé, n’aurait jamais dépassé les 5,30 m avec un ressentiment d’échec énorme et aurait changé d’entraineur.
Les sportifs me pardonneront mon inexpérience en saut. Il est peut-être impossible de gagner un mètre en un an. Mais la comparaison avec le sport de haut niveau était plaisante et illustrait bien mon propos.