La compétition exacerbée dans un contexte économique tendu pousse les entreprises à la recherche permanente de la performance. Elle ne tolère plus l’échec, le leitmotiv est la réussite. Il est désormais difficile d’accepter l’erreur.
Les conditions de travail s’en trouvent affectées. L’individu n’a plus droit à l’échec. Son erreur n’est plus acceptée.
Bien sûr, il n’est pas question de nier les conséquences de l'erreur et de ne pas en tenir compte. Cette amnésie ne serait pas fructueuse, elle autoriserait seulement la répétition de l’erreur.
Mais attention à ne pas condamner l’échec ; la crispation qui en découlerait provoquerait le blocage du processus de recherche d’amélioration. L’individu serait victime d'un niveau de stress important et serait en situation de repli sur lui-même.
Il faut donner l’envie de persévérer en faisant preuve de bienveillance.
Aider l’autre à se servir de ses erreurs pour rebondir, essayer à nouveau, et peut-être un jour réussir voire même trouver le plaisir... d'exceller!
Nous pourrions faire le parallèle avec l’apprentissage du vélo. N’est ce pas après quelques chutes que l’on en acquiert la parfaite maîtrise et le plaisir de rouler ?
La bienveillance permet d'accepter l'erreur. Et quand on est encouragé après un échec, on tend un jour vers le fait d'éprouver du plaisir au travail.
En outre, entre celui qui accepte l'erreur, qui encourage et celui qui progresse, vont s'établir des relations d'une grande solidarité, véritable ciment qui permet d'affronter les temps difficiles sans s'abimer.
En résumé, la bienveillance, c'est du plaisir et de la solidarité.